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LE CREUSOT : Le maintien des urgences 24h sur 24 est une nécessité pour Jean-Claude Mailly

Lors de sa visite à l’Hôtel-Dieu du Creusot, le secrétaire national de Force Ouvrière a rappelé l’importance du maintien d’une offre de santé de qualité pour le bassin du Creusot-Montceau Après avoir visité la Snecma en début de matinée, Jean-Claude Mailly s’est rendu à l’Hôtel-Dieu du Creusot pour faire le point sur les dossiers "chauds" en compagnie d’André Billardon, Maire du Creusot et à la rencontre des personnels de santé de différents services. En préambule, le Maire du Creusot, en sa qualité de Président du Conseil d’Administration de la Fondation Hôtel-Dieu, a rappelé l’histoire du lieu. "Cet établissement privé de santé est le seul de Bourgogne qui a une mission de service public. Car l’Hôtel-Dieu était l’hôpital de l’Entreprise Schneider, c’était un service que l’entreprise proposait à ses ouvriers, et cette spécificité liée à l’histoire de notre ville fait de l’Hôtel-Dieu un établissement unique. Et cela présente un avantage indéniable comme par exemple la souplesse de l’organisation mais également des inconvénients liés à toutes les contraintes de gestion que peuvent rencontrer les entreprises privées". Pour l’édile creusotin, ce statut d’établissement privé ayant une obligation de service public entraîne un supplément de 2,5 millions d’euros de charges, des dépenses auxquelles un établissement public ne serait pas assujetti. "Après une période difficile, l’Etat a commencé à nous apporter son aide à travers notamment une compensation financière s’élevant à 1M d’euros par an depuis 2 ans. Pour cette année, l’Etat s’engage à payer les 2,5M d’euros nécessaires pour le bon fonctionnement de l’hôpital. Je suis donc relativement optimiste pour l’avenir". Et de poursuivre en rappelant que la ville du Creusot s’est engagée en rachetant les murs de l’Hôtel-Dieu pour 10M d’euros moyennant un loyer à la Fondation Hôtel-Dieu. "Ainsi nous sommes dans les clous, des efforts ont été consentis, des réductions d’effectifs ont permis la survie de l’établissement. On peut donc parler d’une sortie par le haut après le dépôt de bilan annoncé fin 2010 même si les recettes ne sont pas celles escomptées. La Tarification à l’acte varie selon les spécialités ce qui induit une gestion difficile. Les contraintes de trésorerie semblent être derrière nous aujourd’hui et nous devrions être au quasi équilibre en 2015. Les perspectives sont donc raisonnablement acceptables, nous pouvons être raisonnablement optimistes pour une issue positive. Il faut maintenir et proposer une offre de santé de proximité avec des services essentiels (gériatrie, maternité et une cardiologie reconstituée au Creusot) mais aussi s’appuyer sur les spécialités comme la chirurgie et la diabétologie par exemple qui sont des points forts, une forme d’excellence locale". Avant d’aller à la rencontre des personnels dans leur service respectif, Jean-Claude Mailly a voulu confirmer son soutien aux hospitaliers du Creusot et leur montrant notamment qu’il était au courant de leur situation. "Je sais que la coopération n’a pas marché et je sais que le maintien de la maternité est nécessaire. Quand les activités de base n’existent plus, un hôpital devient une épave. Les médecins libéraux ne veulent pas s’installer là où il n’existe plus de service d’urgences. Car quand les urgences n’existent plus, ce sont aux médecins libéraux d’assurer les premiers soins, et cela, ils l’aiment de moins en moins. Je le répète, il est important que ces fonctions clés restent". Murat Berberoglu, délégué syndical de l’Hôtel-Dieu a rebondi sur ce point essentiel en évoquant "un risque qui pèse sur les urgences si l’on se réfère au projet de l’Agence Régionale de Santé pour l’année 2014. On tire la sonnette d’alarme car l’ARS envisage de ne plus offrir un service d’urgences les nuits ou alors d’une manière alternative entre le Creusot et Montceau. Il y a un combat à mener pour le maintien des urgences". Et André Billardon a ajouté que le "départ du SMUR la nuit serait un danger car, faut-il le rappeler, près de 50% des emplois ou de l’activité au Creusot est lié à l’industrie, et chacun sait que la métallurgie notamment, c’est dangereux. Il est donc vital de maintenir un service d’urgences". Un avis partagé par le secrétaire national de FO qui a confirmé que cela présenterait "vraiment un risque majeur dans une ville où les activités industrielles sont aussi nombreuses. De même que les inquiétudes sur l’avenir de la Maternité que l’on m’a évoquées par ailleurs, l’ARS ne doit pas changer de stratégie en cours de route". L’ensemble des représentants de l’Hôtel-Dieu et de la délégation de FO est ensuite allée à la rencontre des acteurs de la santé de l’établissement creusotin. Aux urgences, Jean-Claude Mailly a rencontré 2 praticiens qui lui ont présenté la structure de santé Foch Médicalis et le service des Urgences à proprement parlé. Avec environ 80 consultations par jour, les médecins ont démontré la complémentarité des 2 structures qui assurent respectivement 2/3 et 1/3 des soins. La visite s’est poursuivie par la rencontre des sages-femmes et auxiliaires de puéricultrice de la Maternité et de la Pédiatrie. Celles-ci ont présenté la souffrance du personnel, leur inquiétude permanente quant à leur devenir. "On est dans l’ignorance du lendemain, on a appris par voie de presse qu’il y aurait une nouvelle restructuration alors que nous n’avons jamais été consulté. Et aussi l’éventualité d’un retour de la Maternité à Montceau et, à terme la fermeture de la Maternité du Creusot". Et même son de cloche du côté de la Pédiatrie où le Maire du Creusot a rappelé que "par nature, Maternité et Pédiatrie sont des services où l’équilibre financier est difficile à trouver. Il faut donc une gestion durable pour accueillir les usagers et le personnel dans les meilleures conditions. Il faut développer une solidarité financière entre chaque secteur d’activité pour que l’offre de soins soit la meilleure possible". Après avoir rencontré le personnel du laboratoire d’analyses où il demeure des incertitudes sur l’avenir du centre, chacun a convenu que les "paroles de l’ARS doivent se transformer en actes pour le maintien de ce service et pour un meilleur partage des compétences entre le laboratoire montcelien et celui du Creusot. La visite s’est terminée autour du verre de l’amitié pendant lequel Jean-Claude Mailly a confirmé avoir bien pris en considération les revendications et compris les inquiétudes de chacun. "Je connais trop de situations où par phénomène en cascade, on perd d’abord les urgences, puis petit à petit les activités disparaissent les unes après les autres. C’est pourquoi le maintien des urgences 24h sur 24 est nécessaire. L’Etat doit tenir ses engagements sur le laboratoire, le personnel de la maternité doit savoir où il va. Car un hôpital est un service de proximité où la sécurité et la qualité des soins est nécessaire. Pour connaître des avancées positives, il est nécessaire de revoir la tarification des soins. Soyez certains que l’on fera les démarches auprès de l’ARS dont les oreilles ont dû siffler ce jour".

Nicolas AKCHICHE www.creusot-infos.com



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